17/11 Développement, libertés et corruption
Je regarde la carte du 2009 Global Corruption Perception Index via Tarek, et je ne peux m'empêcher de penser à la corrélation qui me parait évidente entre les niveaux de liberté de presse et indépendance de la justice d'une part et cet indice de perception de la corruption de la population, et leurs inévitable influence sur le niveau de développement humain des pays.Bien sûr, je ne peux scientifiquement valider mon hypothèse, mais il n'est pas difficile de trouver plusieurs études qui la confirment :
Corruption is a symptom of deep institutional weaknesses and leads to inefficient economic, social, and political outcomes. It reduces economic growth, retards long-term foreign and domestic investments, enhances inflation, depreciates national currency, reduces expenditures for education and health, increases military expenditures, misallocates talent to rent-seeking activities, pushes firms underground, distorts markets and the allocation of resources, increases income inequality and poverty, reduces tax revenue, increases child and infant mortality rates, distorts the fundamental role of the government (on enforcement of contracts and protection of property rights), and undermines the legitimacy of government and of the market economy. [AllBusiness.com]
While corruption may have little average effect on the growth rate of GDP per capita, it is a likely source of unsustainable development. [Corruption, institutions, and economic development. By Toke S. Aidt. In Oxford Review of Economic Policy 2009 25(2)]
The empirical investigation carried out in this paper shows that democracy and press freedom can have significant impact on corruption. Though corruption may persist in the short- to medium-run, an increase in voters' participation and press freedom can reduce corruption. [Do Democracy And Press Freedom Reduce Corruption? Evidence From A Cross Country Study]
Pour moi, il est évident que la corruption sous toutes ses formes, du la plus petite échelle jusqu'aux plus hautes sphères économiques et politiques constitue un obstacle majeur au développement général d'une société qui en souffre. Or, le meilleur moyen de lutter contre la corruption reste de la dénoncer, et de pouvoir punir et montrer en exemple les coupables, à tous les niveaux, sans impunité aucune. D'où le rôle de la presse indépendante, du journalisme d'enquête, et d'un système de justice indépendant et fort. Le problème reste que les plus grands bénéficiaires d'un système où sévit la corruption sont eux mêmes les décideurs et responsables qui n'ont pas d'intérêts dans la lutte contre ce fléau. D'où ce cercle vicieux qu'on retrouve dans plusieurs pays : la corruption engendre la corruption jusqu'à qu'elle se transforme en système, et devienne pratique courante et normale, voire même adoptée et acceptée par tous.
Au fait, il suffit de jeter un coup d'œil sur les trois cartes suivantes pour avoir une idée sur la relation entre liberté de presse, corruption et développement humain. On ne peut s'empêcher de constater que les pays les plus développées semblent les moins souffrir de la corruption et avoir une assez bonne note en terme de liberté de presse et d'expression :
Liberté de la presse :

RSF.org
Corruption :

Transparency.org
Développement humain :

Wikipedia
06/11 Fatma Riahi, courage !
Je suis triste de mon pays. Triste de savoir Fatma Riahi, alias Arabicca, incarcérée pour crime d'opinion. Tiens, on dit qu'on ne sait même pas exactement pourquoi elle s'est retrouvée en prison. On la poursuit pour diffamation dit-on, diffamation de qui, de quoi ? Et si diffamation il y a, ne devrait il pas y avoir plaignant qui se serait plain à la justice ? Pas de plainte, pas de procès, n'est-ce pas ? Mais bon, ceci n'a malheureusement pas d'importance. Ce qui compte c'est le bouc émissaire, l'exemple à nous montrer : voici ce qui vous attend si vous parlez trop, ou bloguez autrement que dans les limites des lignes rouges qui ne cessent de rétrécir notre droit à l'idée et à l'opinion.Fatma n'est certes pas à son premier combat. Depuis qu'elle blogue qu'elle subit les attaques des énergumènes de la blogosphère tunisienne. Elle m'a fait part de son désarroi il n'y a pas si longtemps. Je me demande si je n'aurais pas dû lui conseiller d'arrêter de bloguer alors, même si je sais qu'elle n'aurait certainement pas suivi mon conseil ! Elle m'avait dit :
مانيش باش نسلّم
"Je ne lâcherais pas". Parce que ce n'est pas une lâcheuse. C'est ce courage et cette force de caractère qui nous a fait aimer et admirer ses écrits. Mais être une femme audacieuse au pays du jasmin est une étiquette dangereuse. Elle a été attaquée, menacée, traitée de tous les noms, souillée jusqu'à dans sa vie privée... Ne l'oublions pas. Mais comme elle ne lâchait pas, parce que ce n'est pas une lâcheuse, on lui a fabriqué un crime d'opinion, un coup monté de toutes pièces, puis on l'a dénoncée à une police prête à avaler n'importe quoi (c'est ma théorie, et ça n'engage que moi).
Mais ils n'ont pas gagné. Ils ne gagneront pas.
Courage Fatma, ne lâche pas.
Groupe de soutien Facebook.
Mise à jour : Fatma vient d'être libérée (samedi, 7 novembre) par la brigade criminelle de Tunis. On ne sait pas encore dans quelles conditions.
21/10 Le programme du Parti de l'Unité Populaire
Amusant ce programme du Parti de l'Unité Populaire tunisien (PDF en Arabe, 13 Megs). Ce parti est resté coincé dans les années 60, trainant l'héritage de Ahmed Ben Salah (initiateur du mouvement dans les années 70) et appelant entre autres à la restauration des coopératives agricoles, la re-nationalisation des industries, et une augmentation de la taille de l'État, etc. Un parti qui veut lutter contre le chômage chronique de la Tunisie en durcissant les lois sur les licenciements, et en limitant les permis d'implantation d'industries à capital étranger. Faudrait leur donner des cours d'économie ces gens là.Mais le plus drôle, franchement, c'est la partie du document qui traite de la politique étrangère de la Tunisie. Voici un extrait :

En gros, on veut supporter le régime cubain, et se lier d'amitié avec celui de la Corée du Nord face au grand méchant loup Américain. Je crois entendre Kadhafi !
Le pire est que ce parti risque fort bien de rafler la première place de l'opposition au MDS au sein de la chambre des députés :
En 2004 nous avons obtenu près de 4% des voix et nous aspirons réaliser pour cette élection un résultat à deux chiffres. [Le Temps]
22/09 Comment externaliser les problèmes environnementaux
En lisant cet article (en arabe) annonçant l'appel d'offre pour la construction d'une centrale électrique au Gaz ou au charbon au nord de la Tunisie, ainsi que le raccordement de cette centrale au réseau européen via l'Italie : 200 km d'interconnexion sous-marine. Ce projet fait partie d'un méga-projet d'interconnexion des deux rives de la méditerranée :L'interconnexion sous-marine fait partie d'un projet méditerranéen visant la création d'une plate-forme intégrée pour l'échange international de l'électricité avec les pays voisins sud méditerranéens, ainsi qu'avec les pays d'Europe via l'Italie. [Investir-en-tunisie.net]
Ce qui me fait me poser la question : pourquoi est-ce que l'Italie ne construit pas une pareille centrale sur ses propres côtes ? Cela couterait certainement beaucoup moins cher, et l'Italie économiserais en plus la redevance qu'elle payerait à son partenaire tunisien !
Évidemment, la réponse se trouve au niveau des règlementations et normes environnementales européennes. L'objectif de ce genre de "partenariat" n'est autre que l'externalisation de la rive nord vers la rive sud des coûts environnementaux de la production d'énergie. C'est de la pure sous-traitance environnementale. Alors que El Haouaria (lieu prévu de la future centrale) est déjà un pôle de centrales éoliennes, on se demande pourquoi on ne continue pas sur le même chemin des énergies propres et renouvelables ?
24/08 Problème de votes sur tn-blogs
Un rigolo (ou une rigolote) s'est amusé a créer des comptes (une vingtaine) et voter massivement sur tn-blogs. J'ai effectué le nettoyage nécessaire (j'ai découvert au passage de vieux comptes bidons créées il y a quelques mois par d'autres utilisateurs dans le même objectif)...L'enregistrement de nouveaux comptes à tn-blogs est temporairement désactivé en attendant la nouvelle mouture de votre agrégateur préféré des blogs tunisiens.
Finalement, j'ai une très bonne idée de qui est derrière ces gamineries. Les adresses IP ne mentent pas !
ps. Le chiffres représentant le nombre de votes pour les articles des 2 derniers jours ne sont plus bons. Je n'ai pas eu le temps (ni l'envie) de les mettre à jour suite à la désactivation des faux votes
ps. bis. il se pourrait bien que j'ai désactivé quelques bons comptes par mégarde, veillez m'en informer si vous ne pouvez pas accéder au votre.
14/05 Histoire de voile, de FFQ, et de féminisme
Je voulais réagir à propos de la position de la Fédération des Femmes du Québec vis-à-vis du port du foulard dans les administrations publiques, et de certaines réactions primales de certains chroniqueurs.Je voulais donc parler de libertés, de droits, expliquer que le Québec n'est pas la France, que Islam et islamisme sont deux concepts différents, qu'on doit absolument défendre le droit des femmes de choisir, et surtout leur droits de ne pas être contraintes à porter le voile, de l'importance d'intégrer au lieu d'exclure dans une société qui se veut ouverte et qui cherche la paix sociale. Je voulais parler pour la nième fois de toutes ces valeurs auxquelles je tiens, et ce malgré que je n'aime pas le voile, que je le trouve rétrograde et injuste.
Mais voilà je viens de tomber sur ce commentaire de Joanie sur le blog collectif Jesuisfeministe.com, qui résume très bien ce que je voulais dire. Je le copie ici :
Je suis totalement d'acord avec la position de la FFQ.
Premier point: Il s'agit de dénoncer toute coercition envers les femmes, qu'elle provienne de la religion ou de l'État. Choisir de ne pas interdire les signes religieux comme le foulard islamique dans la fonction publique ne veut pas dire être d'accord avec le symbole que représente le hijab. Cela veut dire qu'on refuse qu'une institution prenne la décision pour les femmes. Aucune obligation à le porter ou à l'enlever.
Deuxième point: Le foulard est un symbole de différentiation sexuelle (même s'il possède plusieurs autre sens pour celles qui le portent) auquel je m'oppose dans l'absolu. Cependant, je refuse que l'on s'attaque au hijab alors qu'on laisse passer les signes de différentiation sexuelle vestimentaires occidentaux (décolletés, talons hauts, bijoux, maquillage, etc.) Pour moi, la critique du foulard doit passer par une critique de la complémentarité entre les sexes et de son marquage dans l'espace publique.
Je refuse que l'on se serve des musulmanes pour décharger notre conscience québécoise et ainsi leur faire porter seules le poids et les conséquences de la "soumission".
Voilà qui est bien réfléchi.
11/05 Facebook et élections tunisiennes
Sachant qu'à la date du 11 Mai 2009 :- Il y a près de 500 milles tunisiens sur Facebook (sans compter certains tunisiens à l'étranger). Ce qui équivaut à peu près à 5% de la population.
- Il y a près de 400 milles tunisiens de plus de 18 ans sur Facebook, c'est à dire en age de voter.
- Il y a près de 185 milles tunisiens entre 18 et 23 ans sur Facebook, c'est à dire ceux et celles qui vont voter pour la première fois cette année.
- Aux élections de 2004, seulement moins de 5 millions de tunisiens étaient inscrits sur les listes de vote, alors que le pays comptait au moins 6 millions de tunisiens de 20 ans et plus.
- Facebook permet de créer des compagnes publicitaire ciblée par régions et par tranches d'ages.
Sachant tous ces chiffres, je me demande ce qu'attendent les partis politiques tunisiens pour envahir cet espace ? À leur place voici ce que je ferais :
- J'oublierai les affiches et autre moyens de "promotion" traditionnels qui sont inutiles, couteux, et inefficaces.
- Je mettrai au moins 50% de mon budget de compagne sur Facebook.
- Je commencerais tout de suite par une compagne incitant les jeunes de 18 à 23 ans à s'inscrire sur les listes électorales.
- Je créerai des synergies avec tous les outils qui sont à ma disposition pour ramener vers ma page Facebook qui deviendrai le centre de communication virtuel : pub dans le journal du parti, sur les sites web, sur les affiches électorales, références dans les discours, etc.
- Je demanderais à tous mes candidats aux élections d'avoir leurs profils Facebook actifs, et participer aussi activement à la page du Parti.
- Je profiterais de l'aspect viral du réseau social pour passer mon message, et inviter les jeunes à voter pour mon parti et mes candidats.
Voilà. Bonne chance !
06/05 Comment apprendre à aimer Twitter...
... et cesser de s'en faire.Ceci est pour mes amis qui ont tant entendu parler de Twitter (notamment de ma part), essayent le truc pour vite laisser tomber comme 60% des nouveaux utilisateurs de la bête ailée. Je suis moi-même passé par cette phase où je ne comprenais pas à quoi ça sert le p'tit oiseau, le traitant même de tous les noms et allant jusqu'à prédire sa fin imminente.
Puis voilà, j'ai mordu à l'hameçon jusqu'à en devenir un mordu fini. C'est pourquoi, chers amis, je vais vous révéler dans ce qui suit les secrets de Twitter, ou comment apprendre à aimer Twitter et cesser de s'en faire, pour de bon.
Premier conseil : oubliez tout ce que vous savez. Approchez la bête avec un esprit ouvert, et donnez lui le temps de vous montrer ce dont elle est capable. Ne lâchez pas trop vite. À prime abord, vous aurez tendance à comparer Twitter à Facebook, à MSN, et pour les vieux comme moi, à IRC. Vous êtes loin du compte, parce que Twitter c'est différent : c'est à la fois un peu tout ça, en moins, et différemment.
D'abord, tout ce que vous publiez sur Twitter est public : i.e. n'importe qui peut le lire (sauf si vous créez un compte privé). Ensuite, vous ne pouvez publier que du texte, 140 caractères à la fois, et des liens vers des pages Web si le cœur vous en dit. Finalement, vous pouvez suivre n'importe quel utilisateur en l'ajoutant à votre liste d'"amis". Notez que contrairement à Facebook, vous n'avez pas besoin de l'accord de vos amis pour les suivre, comme vous vous ne pouvez empêcher quelqu'un de suivre vos Twits (Au fait, si, vous avez quand même l'option de bloquer vos suiveurs à postériori).
Deuxième conseil : suivez autant de monde que vous pouvez. N'ajoutez pas seulement vos amis à votre liste, faites le tour, et utilisez les fonctions de recherche d'amis de Twitter :

Aussi, faites du deep contact browsing, ou la recherche en profondeur d'amis (je viens d'inventer l'expression) : ouvrez les listes des amis de vos amis, et suivez ceux qui pourraient vous intéresser. Continuez récursivement la recherche en profondeur jusqu'à épuisement.
Autre technique : utilisez le moteur de recherche : search.twitter.com pour trouver des personnes (on va les appeler Tweeple, tiens) qui discutent de sujets qui vous intéressent, et suivez les.
L'idée c'est que plus vous suivez de personnes, plus vous apprécierez Twitter. 50 est un bon nombre à mon avis, ne me demandez pas pourquoi.
Troisième conseil : n'utilisez pas Twitter.com. Si vous rafraichissez la page de Twitter toutes le 10 secondes pour voir les nouveaux messages publiés par vos nouveaux amis, vous ne tiendrez pas 10 minutes et vous finirez dans les 60% cités plus haut. Les utilisateurs de Facebook savent probablement de quoi je parle. Non, toute la beauté de Twitter réside dans l'abondance d'outils qui te permettent de consulter les messages de tes amis sans jamais aller sur le site. Moi, j'utilise Twitterfox qui est un plugin Firefox (si vous n,utilisez pas Firefox, je ne peux rien pour vous), très discret et très simple :

Il y a aussi TweetDeck que vous pouvez installer sur votre PC, très populaire mais peut-être un peu trop compliqué pour le newbie que vous êtes. Enfin, si vous êtes du type aventureux et n'aimez pas qu'on vous dise quoi installer, vous avez l'embarras du choix.
Voilà donc. Si vous suivez ces 3 conseils, vous allez devenir accro en 3 jours. Promis. Vous me remercierez après.
26/04 Salma Hayek et BSG
Un de ces moments étranges de la télé. Lors du dernier épisode de 30 Rock, Salma Hayek porte un T-Shirt "What the frack" :
Un placement de produit intelligent qui ne passe pas inaperçu on va dire (Sci Fi channel appartient a NBC-Universal).
Aussi, dans le même épisode, Slama Hayek a embrassé Tina Fey sur la bouche. Mais ça c'est une autre histoire.
01/04 La Tunisie, le haut-débit, et les chiffres
Quand Om Malik relaie une information, celle-ci est vite reprise et amplifiée par les followers du Gourou, un peu sur sur les blogs, un peu sur Twitter, et le buzz est né.Soit. Mais, sérieusement, quelle crédibilité associer à ce rapport de Akamai ? À mon avis : aucune.
Ce n'est pas très compliqué. Un Tunisien un peu au courant de l'état du Net tunisien sursautera d'incrédulité en voyant ce tableau:

Et de lire dans le dit rapport :
Internationally, the percentage of connections to Akamai at speeds greater than 2 Mbps continues to be more clustered than the “high broadband” data, with only 12% separating No. 1 Tunisia (96%) and No. 10 Germany (84%) — the gap was 20% in the first quarter of 2008, 15% in the second quarter of 2008, and 13% in the third quarter of 2008.
(...)
Of the countries in the Top 10, Tunisia saw the greatest increase at 56%, vaulting into the Top 10 in the third quarter.
La Tunisie serait le premier pays au Monde en terme de connectivité au Haut-Débit (selon Akamai). Faux.
Voici les fait. D'abord les chiffres officiels pour janvier 2009 tirés du site de l'Agence Tunisienne de l'Internet :

Déjà, on est loin des 96% de Akamai. Ces chiffres donnent quand même un respectable 81% d'abonnés ADSL (haut-débit).
Mais, ce que ces chiffres ne disent pas, c'est que l'ATI considère le 256 Kbps comme du haut-débit. C'est d'ailleurs ce qu'avait confirmé le Ministre tunisien des Technologies de la Communication dans une conférence de presse donnée le 24 mars dernier :
Le nombre des abonnés au réseau ADSL (Internet à haut débit) a atteint pour sa part 212 500 en 2008 dont 46% disposent d’un débit dépassant 512 kilobits à la seconde contre 114 200 en 2007, soit une progression de 86%.
Le nombre des abonnés qui disposent d’un débit dépassant 1 mégabits a quadruplé pour atteindre 36 000 à fin 2008 contre 7800 abonnés en 2007.
La progression fulgurante du nombre d'abonnés ADSL en Tunisie est à saluer. Mais, voyons, 36 000 c'est à peu près 12.7% des abonnées qui ont accès à un débit supérieur à 1 megabits par seconde. On ne connait pas les chiffres pour les accès supérieurs à 2 Mbps, mais on est très très loin des 96% de Akamai.
23/03 Twitter vs. Facebook
En lisant ce Tweet de Michelle, je me suis rappelé que moi aussi, il y a 2 ans, je n'y ai vu que du feu :je crois que Twitter disparaîtra dans pas très longtemps, ou au mieux, on en entendra plus parler.
Depuis, les choses ont changé disons. Twitter est désormais plus cité sur la blogosphère que Facebook :

Sachant que les blogs sont souvent précurseurs, sinon initiateurs des tendances du Web, on peut croire que Twitter est promis à un très bel avenir.
03/03 Le métier de papa
C'est bien difficile le métier de papa. Des fois, je me demande comment faisaient nos grands parents ? Ils ne connaissaient pas la contraception, ils n'avaient pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de lave linge, pas de lave vaisselle, pas de voiture, pas de couches jetables... Rien de tout ça ! Ils faisaient comment donc ? Ils n'avaient probablement pas beaucoup de temps a consacrer aux enfants... Conséquence : il y a eu toute cette génération qui manquait cruellement d'amour et de tendresse. Une génération qui s'est bien vengée du Monde depuis.C'est pas évident le métier de papa. Oui, on a moins d'enfants et plus de bébelles technologiques qui nous permettent de gagner un temps précieux qu'on passe volontiers avec nos trésors bien chéris. Nous en avons moins d'enfants et plus de temps. Et de l'amour, beaucoup d'amour à donner. Et c'est là que ça devient compliqué. Avant, nos grands-parents, c'était clair : le papa il travaille, la maman s'occupe de la maison, et les enfants ils se débrouillent avec ce qu'il y a. Aujourd'hui, il faut changer les couches, donner à manger, cajoler, punir, éduquer, soigner, jouer avec, raconter une histoire, endormir, amener à la garderie, acheter des vêtements, prendre des photos, habiller, faire le ménage, cuisiner, donner le bain, amener chez le médecin, consoler, chatouiller, et leur montrer qu'on les aime beaucoup. Le tout en faisant des compromis avec la maman qui n'est pas toujours d'accord. C'était bien plus simple avant.
C'est pas facile le métier de papa. Mais c'est aussi ce plaisir intense de voir dans les yeux de sa fille toute cette reconnaissance qu'on sait sincère et tout cet amour inconditionnel que les enfants ne savent pas bien exprimer, mais qu'on sent très fort. Papa c'est Dieu, et c'est bien plaisant de voir dans les yeux de nos enfants qu'on en est un.