La fin du PQ ?

Voici ce que j’ai écrit le 2 mars :

à mon avis, dans la liste des ballotés c’est le parti québécois qui a le plus de chance (ou de malchance) de quitter le loft. C’est une intuition, je ne peux pas prévoir le futur, mais il me semble que le québécois sont un peu fatigués du PQ. Ils lui ont donnée sa chance pendant plus de 30 ans, il n’a pas réussi à réaliser le rêve indépendantiste, sa mission est finie. Ce qu’on pourrait imaginer, et ça n’a rien de fictif, c’est une bipolarisation de la scène politique québécoise entre le PLQ et l’ADQ, où les libéraux se déplacerait une peu plus vers la gauche afin de reprendre la place du PQ, et où l’ADQ se placerait un peu plus au centre à droite du spectre politique.

[ajout] Ah tiens, ceci rejoint l’analyse de Michel Vastel :

L’équilibre naturel qui se fait toujours sur un échiquier politique poussera le Parti libéral du Québec à reprendre sa place comme parti de centre gauche, ce qu’il a toujours été lorsqu’il a été au pouvoir. Cela se fera après le départ de Jean Charest et de son clan issu des milieux affairistes.
[fin ajout]

0 comments On La fin du PQ ?

  • J,dirais seulement la fin de Pasclair. C’est clair que tout au long de la période électorale, son leadership a été mis en doute au sein même du parti. Il va y avoir un nouveau chef maintenant. Pis check ben ça si ils choisissent pas un vieux de la vieille, comme Marois par exemple !

  • Si ça se trouve, ça pourrait même être la fin des trois chefs actuels : Charest, parce qu’il n’a pas livré la marchandise, va probablement y passer; Boisclair, parce qu’il n’a pas su, ou pu, faire progresser ni son parti ni l’option de la souveraineté depuis son élection comme chef du PQ, et Dumont… ben, Dumont, son option autonomiste ne tient pas la route (Bourassa en a déjà fait la preuve dans le passé) et il n’a pas d’équipe solide, et sa démagogie va commencer à montrer les énormes failles qu’elle recelait.

    Autrement dit, c’est mal fichu. Mais ô combien palpitant.

  • Rédactrice chauve

    C’est drôle, Derome disait hier que personne n’avait vu venir la chose, que personne n’aurait pu émettre l’hypothèse que le PQ se mettrait à agoniser au terme de l’élection. Et moi je pensais à ce que tu avais écrit et qui me semblait la scénario le plus plausible. Malgré toute la ferveur que j’ai mise au référendum de 95, je n’ai pas voté pour le PQ. Est-ce qu’un Pierre Curzi ou un Bernard Drainville pourront réveiller la flamme indépendantiste ? Malgré toutes les qualités qu’on leur connaît, je ne crois pas. Le Québec est en train de passer à autre chose.

  • Au lendemain du référendum de 1980, les fédéralistes nous disaient que le PQ était fini, qu’il fallait tourner la page, que le Québec était en train de passer à autre chose, que personne ne pourrait réveiller la flamme indépendentiste et patati et patata.
    Pourtant, des 1981, le PQ reprit le pouvoir au grand dam de PET.

  • PET etait un centralisateur et l’economie allait mal (peut-etre a cause d’un lien de causalite 😉 ).

    Il est beaucoup plus difficile d’avoir un discours souvrainiste quand le federal est decentralisateur et que l’economie va bien.

  • Le fédéralisme est comme le chien qui court après sa queue.
    Le fédéral peut importe le parti redeviendra centralisateur après s’être assuré la totale mainmise sur le Québec électoral.
    C’est pourquoi, Ottawa et le Canada seront toujours obligé de considérer le Québec à la condition que le Bloc y fasse élire une majorité de député.
    La totale maturité d’un homme s’acquiert lorsque il quitte pour vivre ses choix, c’est cela l’indépendance.

  • La fin du PQ? Ce n’est pas le résultat d’hier qui pourra nous le dire, mais la façon dont le parti agira dans les prochains mois.

    Pour le moment, le PQ n’est pas dans une position plus précaire que le PLQ et l’ADQ. Les trois partis sont dans une situation précaire de même niveau; ce n’est que les raisons de leur précarité qui diffèrent.

  • La mort d’un pays et d’un parti politique

    La dernière défaite du PQ laisse un goût amer pour plusieurs péquistes sur leur option de séparation. Plusieurs ont tenté d’expliquer les raisons tout en évitant de s’attribuer les erreurs. Depuis les élections, les commentaires que j’ai lus provenant de péquistes m’ont fait penser à une personne qui vient d’apprendre la mort d’un proche et qu’il doit maintenant vivre son deuil. L’analogie est frappante ! Voyons voir. Le premier symptôme d’un deuil est le choc et le déni. C’est à ce moment que la réalité va venir les rattraper. L’onde de choc et le déni des derniers jours sont frappants. Ensuite, la colère. Inutile de dire le nombre grandissant de personnes qui ont exprimé leur colère et la «tête» de Boiclair. Suivi de la phase de marchandage, c’est-à-dire les chantages. Dans le cas présent, si on avait fait alliance avec Québec Solidaire… L’avant-dernier symptôme du deuil est la dépression. Cette phase peut être longue : tristesse, remises en question, de la détresse. Finalement, l’acceptation. À ce moment les péquistes reprendront du mieux et leur réalité de perdre leur pays sera accepté et comprise. La fin du deuil s’exprime par une réorganisation de sa vie en fonction de la perte. Un adéquiste, un fédéraliste, ou simplement quelqu’un qui ne participera plus à la vie politique.

    SI vous voulez, lisez un livre sur le deuil de Kubler-Ross…

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