La vérité, quoi que l’on fasse, est révolutionnaire

Ça fait doublement mal.

D’abord ces témoignages publics à l’IVD (Instance vérité et dignité – Tunisie). Même si je savais, même si j’avais lu, même si j’ai déjà entendu, d’écouter ainsi les victimes relater les atrocités des régimes pré-janvier 2011, avec autant de force, d’humilité et de courage, ça me noue encore la gorge, ça me crampe le ventre, ça me verse une larme, encore, encore…

Comment l’humain peut-il être aussi inhumain ?

Ensuite, il y a certains commentaires que je lis sur Facebook. Ceux qui nient, minimisent, dénigrent, relativisent, refusent, réfutent, accusent, insultent, se moquent, se lamentent, se mettent la tête dans le sable. Ceux d’une autre sphère, un autre monde, un univers parallèle. Ceux qui ne veulent pas voir leur reflet dans le miroir, parce qu’il est laid le portrait, défiguré, tâché de sang, de larmes et de souffrances qu’ils ne peuvent soutenir. Ça fait mal. Leur déni fait aussi mal que la vérité. Plus même.

Restera, malgré eux, ce qu’a proclamé Gilbert Naccache hier, clôturant majestueusement cette soirée historique :
« La vérité, quoi que l’on fasse, est révolutionnaire ».

Oui Monsieur.

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Blogueur de nuit, en pyjama, quand ça me tente. Geek de jour, rarement en cravate.

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