Tunisiens à l’étranger à l’instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la Révolution

Les membres du Conseil de l’instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la Révolution ont été officiellement dévoilés aujourd’hui. Une liste merveilleuse de 71 personnalités marquantes de l’ère de la résistance à la dictature.

Ça me fait chaud au cœur de les voir ainsi réunis, ceux-là mêmes qui il n’y a pas si longtemps étaient bâillonnés, censurés, réprouvés, diffamés, dénigrés, calomniés, vilipendés, dénoncés, accusés, inculpés, écroués, suppliciés dans la chair et tourmentés dans l’âme.  Quelle est délicieuse la revanche du temps et des peuples, même si, n’en doutons pas, toutes ces ardeurs mises ensemble risque de bouillonner l’atmosphère, très chaud. On s’entend, les résistants, les rebelles,  les révoltés, et les révolutionnaires insoumis à vie à la dictature, ce n’est pas des enfants de fanfare, c’est des combattants, combatifs et passionnés, des guerriers aguerris à l’art du verbe, de convaincus orgueilleux qui ne se laissent pas marcher sur le pied, pas plus hier qu’aujourd’hui. Souhaitons juste qu’il n’y aura pas trop de dégâts, il en va de notre salut. Je fais confiance à leur sens du patriotisme et de l’amour de la Patrie.

Passons.

Ce qui m’a réjouit le plus, disons, est de voir dans cette liste 2 représentants de la communauté Tunisienne à l’étranger. “Les organisations d’émigrés” comme le mentionne le communiqué de la TAP. Kamel Jendoubi et Mohamed Lakhdhar Lala.

Qui sont-ils ?

Mohamed Lakhdar LalaMohamed Lakhdar Lala est le délégué général de l’Association des Tunisiens de France (ATF). C’est militant de longue date pour les libertés. Il est, à ce que j’ai pu savoir, Il est, parait-il, résident en France.

Ah, et il est aussi membre du bureau politique du parti Ettajdid dont il a présidé le congrès en 2007. (Personne n’est parfait).

Kamel Jendoubi, lui, est plus visible et plus connu. Résident à Paris, il a une présence sur le Facebook, intervient sur Al Jazeera, et se fait interviewé un peu partoutInterdit d’entée au Maroc, il est aussi le président du Réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme et cofondateur du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie. Et plein d’autres choses. Exilé depuis 1994, il rentre en Tunisie en Janvier dernier.