Santé privée : un dilemme politique

Il y a un dilemme qui me tracasse. Je vous raconte toute l’histoire.

Au Québec, il y a deux partis politiques historiquement dominants : le
parti québecois (PQ, rien à voir avec le papier hygiénique), et le
parti libéral (PLQ). Ces deux partis se sont livrés moultes batailles
depuis la fin des années 60, une sorte de bi-pôle droite (libéraux) –
gauche (péquistes/souverainistes) …

Ce bipolarisme a été bousculé par l’action démocratique (ADQ), un parti
crée en 1994 et qui prône des idées qui bouleversent et dérangent…
Politiquement, les responsables de ce parti, Mario Dumont à leur tête,
ont compris que les québécois sont « tannés » des vieux partis
archaïques, surtout le PQ, qui portait les espoirs des québécois, après
25 ans d’existence arrive au bout de ses idées… Le PQ avait instauré un
état fort et omniprésent, il a bâti des institutions fortes, et une
système social efficace : éducation et santé gratuite, monopoles
publiques de l’énergie, interventionnisme économique poussé, …

Si ces pratiques pour le moins « socialistes » ont eu leurs bons effets
dans les années 70 et 80, et ont permis au Québec de se construire, et
de bâtir son économie, et permis aux québécois de revendiquer fortement
leur fierté des acquis sociaux accumulés, il n’empêche que depuis
quelques années, le malaise s’est installé : le service public ne va
pas bien, surtout dans le domaine de la santé. Bien que l’état a
injecté des sommes de plus en plus importantes dans la santé, les files
d’attentes dans les urgences ne cessent de grandir, le personnel
manque, les places manquent, la frustration et la grogne des citoyens
ne cesse de grandir… Ces citoyens qui payent un des plus hauts taux
d’impôts au monde, ne comprennent pas que l’état ne puisse pas leur
fournir le minimum nécessaire en matière de santé…

C’est dans ce cadre que l’ADQ nous sort une idée vieille comme le
capitalisme : Si l’état n’arrive plus à faire fonctionner la santé
comme il faut, alors il faut privatiser. La proposition de l’ADQ se
résume à ce qui suit : comme les hôpitaux sont surchargés, et qu’ils ne
peuvent plus assurer les soins à tout le monde dans des conditions
adéquates, alors on pourrait laisser les entrepreneurs ouvrir leurs
cliniques privées et les personnes qui en ont les moyens aller s’y
faire soigner en payant le tarif. Ainsi il y aura moins de monde dans
les hôpitaux (où les pauvres continueront d’aller), et tout le monde
serait content…

Alors voici le dilemme qui me tracasse :
Est il juste que les plus riches se fassent soigner plus rapidement que
les pauvres ? Un système de santé à deux vitesses est il souhaitable ?
En même temps, pourquoi demander à quelqu’un qui veut se faire soigner
d’attendre 1 semaine, alors qu’il pourrait payer pour se faire soigner
immédiatement ?
Je ne cesse de penser au parallèle avec le système d’éducation au
Québec : Il y a ici des écoles publiques, gratuites (primaire et
secondaire), ce qui donne à tout le monde les mêmes chances. Mais il
existe aussi des écoles privées, que les parents payent (cher) pour y
inscrire leurs fils et filles. L’état contrôle tout ces écoles (privées
et publiques) : les programmes de cours, les salaires de profs, … Mais
les écoles privées offrent des conditions meilleures à leurs élèves :
plus de moyens, meilleur cadre, …
Alors, est ce qu’on parle d’injustice dans ce cas ? Est il injuste que
les plus riches peuvent inscrire leurs enfants dans de meilleures
écoles ?
La santé, finalement, c’est pas la même chose ?

Un exemple que je connais fort bien est celui de la Tunisie. Là bas, il
existe depuis longtemps un système de santé à deux vitesses. Les
cliniques privées sont très nombreuses, et font payer très cher leurs
soins. Le problème est que, malgré cela, le système public est très mal
en point : trop de monde dans les hôpitaux, pas assez de personnel, et
des délais d’attentes impossibles. Il est vrai que le pays n’est pas
assez riche (par rapport au Québec) pour maintenir un système de santé
efficace, malgré qu’une grande part du PIB est injecté dans ce domaine.
Je pense que dans le cas de la Tunisie, il n’y avait pas un grand
choix, il fallait bien que les gens se fassent soigner, quitte à ce
qu’ils payent cher … Mais ça n’empêche que je trouvai cela frustrant,
de voir les pauvres gens entassés dans les salles d’attente des
hôpitaux publiques, et de savoir que les riches, eux autres, sont
soignés immédiatement… Je trouve cela à la limite de l’inhumain !

Alors, est ce que c’est dans ce sens que le Québec s’en va ?

La question encore plus fondamentale est : est il mieux de privatiser
tout domaine où l’état n’est plus capable de fournir un service adéquat
? En diminuant la charge de l’état (donc les impôts), et en permettant
à l’initiative privées de prendre le relais ?

Je vous avoue que je n’ai pas de réponse, ma recherche ne fait que commencer.

À lire :
L’ADQ se dote d’un programme en matière de santé
Québec/L’ADQ propose un système de santé à deux vitesses

0 comments On Santé privée : un dilemme politique

  • —– Original Message —–
    From: Jean GODBOUT
    To: Jean CHAREST (PLQ) ; Jean CHAREST
    Cc: Toews.V@parl.gc.ca ; ministre@travail.gouv.qc.ca ; ministre@justice.gouv.qc.ca
    Sent: Monday, February 20, 2006 3:09 PM
    Subject: Fausse JUSTICE pour les travailleurs accidentés du Québec

    Monsieur Jean CHAREST
    Premier ministre du Québec
    Mon député de Sherbrooke …. bien silencieux
    Édifice Honoré-Mercier, 3e étage
    835, boulevard René-Lévesque Est
    Québec (Québec) G1A 1B4
    Téléphone : (418) 643-5321

    Cher Ami

    Voulez-vous rire un bon coup ? Rire jaune je voulais dire.

    Visitez : http://csst-queca.com/droit

    Et vous serez à même d’entendre un enregistrement téléphonique ou leTribunal de la Commission des lésions professionnelles (de Joliette)affirme que Monsieur le Commissaire Réal BRASSARD est avocat alorsqu’il ne l’est pas. Le Barreau du Québec le confirme, et se compremetaussi ….!

    Exercice illégal de la profession d’avocat

    Quiconque se dit avocat, laisse entendre qu’il est avocat ou pose lesgestes professionnels de l’avocat sans en être véritablement un ou s’ilest un avocat radié, peut être poursuivi par le Barreau, pour exerciceillégal ou usurpation du titre d’avocat, ceci afin de protéger lepublic.

    Dans ce cas, ce n’est pas le Syndic et le Comité de discipline duBarreau qui analysent la situation, mais plutôt la Cour du Québecpuisqu’il ne s’agit pas d’un membre en règle du Barreau. La peineimposée en cas de culpabilité est généralement une amende de 600 $ parinfraction.

    Ce qui est le plus troublant ce n’est pas juste qu’une personne usurpele titre d’avocat, mais que ce soit la Commission des lésionsprofessionnelles qui le fasse, un Tribunal de justice du gouvernementdu Québec, c’est fort.

    Et encore plus troublant, c’est la syndique du Bareau du Québec LouiseCOMEAU qui couvre ça, alors que c’est précisément son rôle d’empêchercette pratique illégale pour la protection du public ????

    Excellent pour la crédibilité de la JUSTICE et de nos INSTITUTIONS à travers le monde, les gens doivent se « marrer ».

    Nous autres au Québec, on l’a l’affaire … TOP MAGOUILLES.

    BRILLER PARMI LES MEILLEURS

    Salutations,
    Jean GODBOUT
    Sherbrooke (Québec) CANADA
    http://csst-queca.com
    Frauduleusement rendu invalide pour la vie par la CSST et ses médecins(et non seulement privé de JUSTICE, mais aussi HARCELÉ et OPPRESSÉ parcette même JUSTICE).

    La LIBERTÉ d’expression existe … tant qu’on l’utilise pas.

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