Les vrais chiffres sur l'immigration au Québec
Mario Dumont s'est exprimé pour défendre sa position sur l'immigration, soit de ne pas augmenter le nombre d'immigrants reçus chaque année, le maintenant à 45 000 par an. Un des arguments souvent évoqué est celui de l'intégration linguistique des nouveaux arrivants. En évoquant la proposition de Jean Charest de hausser le nombre d'immigrants de 30% par an, Mario Dumont ne cesse de rabacher ce vieil argument :C'est considérable, 30%, soutient-il. On a le devoir de prendre tous les moyens pour assurer la francisation. C'est pas banal dans l'avenir du Québec, dans la protection de son identité. [Cyberpresse]
C'est très beau tout ça. Je veux bien qu'on défende et promeuve la langue française au Québec. Seulement, dit comme ça, on a l'impression que tous, ou dumoins la majorité des immigrants qui arrivent au Québec sont anglophones et ne connaissent pas un traître mot de la langue de Molière. Ce que M. Dumont semble ignorer, et plusieurs québécois par la même occasion, est que le Québec n'est pas une destination de choix pour les non francophones. Les indiens et les chinois préfèrent toujours Toronto et Vancouver. Aussi, la politique d'immigration du Québec qui consiste à attirer l'immigration francohone semble assez bien résussir ces dernières années.
Les chiffres du ministère de l'immigration et des communautés culturelles sont très éloquents : en 2006 plus de 57.7% des nouveaux immigrants connaissent le français (ils étaient seulement 49.1% en 2002). Ce chiffre est encore plus important pour l'immigration économique (les travailleurs), soit en 2006, 67.3% de connaissant le français (ils n'étaient que 57.6% en 2002).
Je crois qu'au lieu d'essayer de freiner l'immigration, il serait plus pertinent de maintenir et renforcer la politique qui consiste à attirer plus de francophones. Atteindre les 70% d'ici 5 ans ne me semble pas une tâche impossible. Sachant que la majorité des immigrants s'installent à Montréal, et que 70.7% de la population de la métropole parle le plus souvent français à la maison (chiffres recencement 2001 sur le site du Secrétariat à la politique linguistique), la situation du français au Québec devrait alors rester en équilibre. Ceci évidemment sans compter le transfert linguistique des allophones vers le français qui constitueraient (toujours selon le recensement de 2001) un bon 46%, chiffre qui semble en constante augmentation d'ailleurs Un joli revers à ceux qui prétendent que les immigrants allophones préfèrent l'anglais au français...
Tout ça pour dire que le sujet de l'immigration au Québec est bien plus complexe qu'on a tendance à penser. les idées reçues, les préjugés et les stéréotypes, souvent entretenues par des intérêts politiques et idéologiques, ne reflètent généralement pas la réalité. Encore une fois, le Québec n'est pas en danger, l'identité québécoise n'est pas en passe de disparaître, le nombre de francophones ne diminue pas, les nouveaux arrivants ne boudent pas le français. Il y a certes beaucoup de travail à faire sur plusieurs niveaux, comme investir dans la formation linguistique et l'aide à l'intégration des nouveaux arrivants. Arrêtons seulement de faire peur aux vrai monde, et commençons par ajouter un brin de rationalité dans un débat trop émotif.
Commentaires
tout ce que l on peu dire sur les reformes prises par le quebec en matiere d immigration c est que le quebec reste a toujours ouvert a tout le monde y compris les non francophones. contraiorement aux autres pays qui pretendre reglementer l immigration a une immigration choisi.merci le quebec merci le canada et a bientot car ma famille et moi avons recu dernierement notre invitation a l entretien qui va se derouler a dakar au senegal le moi de septembre avec un agent. j espere que tout ce passera tres bien car ma famille et moi comptons beaucoup sur notre projet de vivre au quebec .
Etant moi-même un peu craintif face à l'avenir culturel du Québec, je n'avais cependant jamais réfléchi au fait que le transfert linguistique (de 46% vers le français) ne concerne que les allophones, et non l'ensemble des immigrants. Ainsi, il est vrai qu'une fois ajouté aux immigrants ayant le français comme langue marternelle (tous les autres sont allophones, mêmes ceux qui parlent le français), il est probable que le maintien de l'équilibre linguistique dans la région montréalaise soit à ce jour assuré. Preuve de quoi certains débats sont souvent mal documentés.
Malgré tous ces chiffres, je trouve cela encore inquiétant. Chaque année, près de 20 000 nouveaux arrivants arrivent aux pays sans même comprendre un traitre mot de français. Et ils arrivent ici alors que notre gouvernement a coupé dans les budgets de francisation. Un grand nombre d'entre eux ne prendront donc même pas la peine d'apprendre notre langue.
J'habite Montréal et j'ai souvent de la difficulté à me faire servir en français. Vous trouvez cela normal, vous?
Je suis contre l'idée de réduire le nombre de nouveaux immigrants. Je crois toutefois que le peuple québécois doit faire ses devoirs et investir dans l'intégration de ses immigrants.
L'on doit questionner nos façons de faire pour s'assurer qu'un immigrant puisse trouver un bon travail. La compétence de ceux-ci devra être reconnue plus facilement. Je connais un ingénieur français qui a dû suivre 4 ans de cours alors que ii avait dix ans d'expérience. Ridicule!
En acceptant de recevoir de nouveaux immigrants, le Québec doit accepter les devoirs qui accompagnent ce choix. L'on doit tous faire pour que nos 45 000 nouveaux immigrants s'intègrent le plus facilement possible. Lorsque ce sera fait, et nous sommes loin du compte, nous pourrons penser à en accepter plus.
J'habite Montréal et j'ai souvent de la difficulté à me faire servir en français. Vous trouvez cela normal, vous?
Je suis contre l'idée de réduire le nombre de nouveaux immigrants. Je crois toutefois que le peuple québécois doit faire ses devoirs et investir dans l'intégration de ses immigrants.
L'on doit questionner nos façons de faire pour s'assurer qu'un immigrant puisse trouver un bon travail. La compétence de ceux-ci devra être reconnue plus facilement. Je connais un ingénieur français qui a dû suivre 4 ans de cours alors que ii avait dix ans d'expérience. Ridicule!
En acceptant de recevoir de nouveaux immigrants, le Québec doit accepter les devoirs qui accompagnent ce choix. L'on doit tous faire pour que nos 45 000 nouveaux immigrants s'intègrent le plus facilement possible. Lorsque ce sera fait, et nous sommes loin du compte, nous pourrons penser à en accepter plus.
Tout à fait Thierry :-)
Il y a beaucoup de travail à faire, notamment au niveau de la reconnaissance des diplômes. Moi aussi je connais plein de cas ridicules, limite inhumains. D'ailleurs dans ce sens il y aurait une entente en cours entre la France et le Québec pour une reconnaissance mutuelle des diplômes (à suivre).
Oui, aussi, il faut investir dans l'intégration linguistique, encourager les immigrants allophones à apprendre le français, leur en donner les moyens. Ce n'est pas facile, mais il faut le faire.
Ceci dit, je ne suis pas d'accord quand tu dis qu'il est difficile de se faire servir en franâis à Montréal. Je ne sais où tu habites, mais à 95% des cas disons, je me suis toujours fait servir en français. Ça ne sert à rien de dramatiser.
Il y a beaucoup de travail à faire, notamment au niveau de la reconnaissance des diplômes. Moi aussi je connais plein de cas ridicules, limite inhumains. D'ailleurs dans ce sens il y aurait une entente en cours entre la France et le Québec pour une reconnaissance mutuelle des diplômes (à suivre).
Oui, aussi, il faut investir dans l'intégration linguistique, encourager les immigrants allophones à apprendre le français, leur en donner les moyens. Ce n'est pas facile, mais il faut le faire.
Ceci dit, je ne suis pas d'accord quand tu dis qu'il est difficile de se faire servir en franâis à Montréal. Je ne sais où tu habites, mais à 95% des cas disons, je me suis toujours fait servir en français. Ça ne sert à rien de dramatiser.
les delais pour l'etude des dosiers pour l'immigration de l'Algerie sont tres long pourquoi? JE SUIS FRANCOPHONE ET IL ME SEMBLE QUE C'EST L'ANGLAIS QUI EST TROP DEMANDE
bonjour bourquoi les traitement des dossiers algeriens sans trop long j'ai depose mon dossier septembre 2005
Emmanuel se disait craintif par rapport à l'avenir de la culture et la langue québécois mais le transfert de 46 % des immigrants allophones vers l'anglais ne le dérange pas.
Attention, un immigrant qui parle le français à son arrivée n'est pas un francophone. Si 57 % des immigrants qui parlent le français à leur arrivée ne sont pas 57 % de francophones MAIS de gens qui parlent le français. Ainsi le nombre de francophone qui s'installent chaque année est de 10 % environ, surtout de France. Donc ça veut dire que 90 % des immigrants du Québec sont des allophones. On peut pas dire que ce transfert de 46 % soit un grand succès auprès de 90 % de nos immigrants. 30 ans après l'arrivée de la loi 101, le français a encore des difficultés à s'imposer au Québec dans le contexte canadien. Ça me laisse très pésimiste face à l'avenir du français, et en premier lieu, à Montréal. On veut des immigrants qui vivent en français, pas des robots qui "peuvent" répondre à sa clientèle en français. Le but de la loi 101 est de faire des nouveaux immigrants des Francophones.
Attention, un immigrant qui parle le français à son arrivée n'est pas un francophone. Si 57 % des immigrants qui parlent le français à leur arrivée ne sont pas 57 % de francophones MAIS de gens qui parlent le français. Ainsi le nombre de francophone qui s'installent chaque année est de 10 % environ, surtout de France. Donc ça veut dire que 90 % des immigrants du Québec sont des allophones. On peut pas dire que ce transfert de 46 % soit un grand succès auprès de 90 % de nos immigrants. 30 ans après l'arrivée de la loi 101, le français a encore des difficultés à s'imposer au Québec dans le contexte canadien. Ça me laisse très pésimiste face à l'avenir du français, et en premier lieu, à Montréal. On veut des immigrants qui vivent en français, pas des robots qui "peuvent" répondre à sa clientèle en français. Le but de la loi 101 est de faire des nouveaux immigrants des Francophones.