Recensement 2006 : chiffres sur l'immigration au Canada

C'est fou ce qu'on peut faire dire aux chiffres :

En 2006, le français avait perdu du terrain comme langue usuelle partout au Canada, même au Québec. Le nombre de francophones, c'est-à-dire ceux dont la langue maternelle est le français, a augmenté entre 2001 et 2006, mais leur poids relatif a diminué.

Au Québec, 5,7 millions de personnes avaient le français pour langue maternelle. C'est 79,6 % de la population. Pour la première fois depuis 1931, la proportion est inférieure à 80 %.
[Radio Canada]

C'est vrai. Mais, alors je ne suis pas francophone. Ma langue maternelle est l'arabe, le français n'est même pas ma langue principale à la maison. Je ne fais pas partie de ces chiffres. Mais, attention, si on tient compte des langues parlées à la maison, la tendance s'inverse : on arrive à plus de 82% de francophones au Québec, ce qui fait une augmentation de plus de 3.28% par rapport à 2001. Faites le calcul :

Statistiques 2006 du Français au Québec

Cet apparent paradoxe : baisse du nombre de francophones ayant le français comme langue maternelle, et en même temps, hausse du de ceux qui parlent le français chez-eux, peut-être expliqué par la politique québécoise de l'immigration qui a propulsé à des niveaux record l'immigration issue des pays de la francophonie (Maghreb, Afrique de l'ouest, etc.). Ainsi entre 2001 et 2006, il y a une augmentation de 20,8% du nombre de personnes qui parlent le français et une langue non officielle à la maison (mon cas) :

Statistiques Français au Québec entre 2001 et 2006
  • mardi le 04 décembre 2007 à 16:30

Commentaires

Sans oublier que, dans le questionnaire du recensement, il est possible de déclarer avoir deux langues maternelles; je sais ce que je dis, j'y ai travaillé.
Ah, ben oui, on peut très bien avoir 2 langues maternelles !
  • Houssein
  • à 17:40, mardi le 04 décembre 2007 #
L’assimilation est insidieuse, subtile, mais est-elle évitable? Le concept du multiculturalisme a sérieusement contribué à noyer la francophonie canadienne dans la confusion pluriethnique. Elle s’assimile de plus en plus. Reste le Québec. Son poids démographique diminue, tout comme celui des francophones au sein même de sa population. Interrogé sur la question, le premier ministre Jean Charest a semblé aujourd’hui s’en réjouir. Les médias ne s’inquiètent pas outre mesure non plus. L’objectif “secret” qu’une certaine paranoïa faisait jadis soupçonner serait-il en voie d’être atteint?
Curieusement, un mouvement de revendication tenait une manifestation dans le centre-ville de Montréal le week-end dernier exigeant d’être servi en français dans les commerces. Ce n’était pas sans rappeler les années 60! Et faceà tout ça, la population est parfaitement amorphe, et ses élites complaisantes, ou silencieuses.
  • Desautels
  • à 14:25, mercredi le 05 décembre 2007 #
Guillaume - je ne reponds pas a un sondage qui me force a choisir entre l'anglais et le francais comme langue maternelle.

Desautels - Inquiete-toi pas, on assimile bien les immigrants.

Avec le progres du francais au Quebec depuis les annees 60, je m'inquiete plutot au sujet de l'enseignement de l'anglais. Tous les Montrealais devraient etre bilingues, mais ce n'est malheureusement pas le cas.
  • SV
  • à 14:13, jeudi le 06 décembre 2007 #
C'est vrai, si notre père est français et notre mère arabe ? Alors on peut très bien parler dès le plus jeune âge un peu des deux langues je suppose?

M'enfin, tous ces trucs sur la langue je trouve que c'est un peu des énergies gaspillées qui pourraient être utilisées ailleurs dans un meilleur but que la langue...

Honnêtement, c'est peut-être parce que j'en ai vraiment rien à faire que la langue majoritaire soit celle-là plus qu'une autre. Pour moi ça reste uniquement un outil de communication!

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