Alarmisme
Rima Elkouri à propos des chiffres sur le français à Montréal :Inquiétant? Ce le serait si tous ceux dont la langue maternelle n'est pas le français ne parlaient pas la langue de la majorité au Québec. Or, ce n'est pas le cas. On peut très bien avoir comme langue maternelle l'italien, l'arabe ou l'espagnol et être francophone. En ce sens, dire que les francophones sont minoritaires à Montréal en se basant sur le seul critère de la langue maternelle, c'est dire un peu n'importe quoi ou encore insinuer que seuls sont de vrais francophones ceux dont la langue maternelle est le français.
Qu'on reste préoccupé par la survie d'une langue française minoritaire dans une mer anglophone, je veux bien. Mais lorsqu'on utilise l'indicateur de la langue maternelle parlée dans l'île de Montréal pour indiquer ce qu'il n'indique pas, on n'est plus dans le rayon de la vigilance, mais bien dans celui de l'alarmisme.
Je l'aime cette femme !
cf. Recensement 2006 : chiffres sur l'immigration au canada
J'ai travaillé au recensement. Lors de ma révision des dossiers, un homme blanc vivant seul dans un 1 et demi d'hochelaga-maisonneuve avait déclaré gagner 150 000$ par année et qu'il avait l'iroquois comme langue maternelle...
Étonné par ces réponses hors du commun, je n'ai rien pu faire d'autre que de les accepter. Dès que le questionnaire est rempli correctement; les informations sont compilées.
Voilà un sérieux biais méthologique.