Ceci n'est pas un krach

Ouf. J'ai eu chaud.

Finalement on n'a pas assisté à un krach, plutôt un rééquilibrage des marchés boursiers. La NYSE a bien réagit à la baisse surprise des taux de la Fed. Évidemment, ce n'est pas fini. L'économie américaine est en récession, c'est presque certain, ça va mal, et tout le monde semble très frileux...

Ce qui me fait encore une fois méditer sur le système financier mondial. Le fait est que tout ceci est le résultat des actions d'un groupe minoritaire de personnes, ceux qui ont choisi le métier de faire beaucoup d'argent avec l'argent des autres, en achetant et vendant du vent et du crédit. Ces actions ont plus que jamais des répercussions globales, qui touchent tout le monde et pas seulement ceux qui en sont responsables. Eux ils s'en tirent généralement très bien. Nous payerons le prix. On le paye toujours le prix.
  • mardi le 22 janvier 2008 à 15:57

Commentaires

La fin de l'empire américain!
  • Samy
  • à 16:36, mardi le 22 janvier 2008 #
Si ça vous intéresse, j'ai écrit un petit <a href="http://uhec.net/2008/01/22/...">texte</a> là-dessus.
Ça fait tellement peur tout ça. Notre économie est tellement dépendante à celle des Américains. Espérons que les spéculateurs se calment un peu le pompon.
  • Thierry B
  • à 01:25, mercredi le 23 janvier 2008 #
Binevenue dans le capitalisme!
  • Satchel
  • à 01:26, mercredi le 23 janvier 2008 #
Le plus rigolo dans l'affaire, c'est que nombre d'acteurs financiers peuvent parfaitement s'en sortir dans des situations aussi critiques. En effet l'ingénierie financière permet aujourd'hui d'avoir un rendement positif quand les marchés sont à la baisse grace aux produits dérivés. En réalité, ce qui intéresse nombre de traders, c'est la volatilité car c'est dans un marché très changeant qu'il est possible de faire des coups. Quand le marché est stable, sans trop d'inconnues, tout les monde connait à peu près la valeur des choses, la notion de spéculation en perd sa raison d'être presque.

Beaucoup de banque une fois "nettoyé" leur carnet des dérivés de crédits douteux peuvent tout à fait réaliser de bon score à l'avenir malgré un marché baissier. D'ailleurs, si le Nasdaq ou le S&P 500 représentent des indices suivis de tous, les échanges que cela représentent sont faible par rapport au marché des changes (les monnaies) et de crédits (plus les obligations et autres que les subprimes) que les actions d'entreprises.

Bref, ceux-là même qui déclenchent la tourmente sont loin d'être ceux qui sont le plus touchés, et c'est là que se trouve l'injustice.

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