Crise financière

Terrible journée aujourd'hui. Je ne peux m'empêcher d'angoisser à l'idée d'un véritable crash financier. Chaque fois on nous dit, c'est fini là, ça va reprendre, etc. Puis rechute.

Tout le monde est sur les nerfs au boulot. Une ambiance très lourde, à l'image de la météo. On fait semblant que c'est une journée comme les autres, mais au fond, chacun s'inquiète, et les nouvelles ne se font pas très rassurantes. On est les pauvres victimes d'un système sur lequel on n'a aucun contrôle.
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  • lundi le 15 septembre 2008 à 10:44

Commentaires

Deux fleurons qui volatilisent, d'autres qui ne doivent leur sauvegarde qu'à des fonds souverains étrangers, et le reste de la population, comprenant les hommes politiques, qui essaie de comprendre ce qui se passe.

Difficile d'évaluer le risque à long-terme comparativement à d'autre crises comme celle 1997-1998, 2001-2002 et autres, mais 2007-2008 sera surement un cru assez sanglant. Tout le monde parle de changement, il faudra encore attendre quelques années pour voir si les règles du jeu vont avoir changer et si des leçons seront effectivement tirées.
  • Hoedic
  • à 13:25, lundi le 15 septembre 2008 #
Nous sommes à deux doigts d'acheter un bien immobilier en ile de france et on ne sait plus quoi faire? Est ce une connerie, à votre avis les taux des banques vont ils baisser?
Mais pourquoi tant d’inefficacité dans la gestion de la crise financière ?

Je résume en quatre questions :
***********Question 1 : Quelle est la situation ?***********
Il y a excès de liquidités circulantes du fait d'un maintien des taux bas.

L'excès de liquidités facilite la déconnection entre la valeur de spéculation et la valeur intrinsèque. La crise est le retour à la vérité de la valeur intrinsèque.

Par exemple, le prix d'acquisition d'une PME non cotée en Bourse est en moyenne de 7 fois sa marge annuelle. Si les entreprises du CAC 40 étaient cotées sur cette base, le CAC 40 serait à 2400 points, à comparer avec un CAC 40 qui demeure encore au dessus de 3000 points après son effondrement.

L'argent n'est pas une valeur en soi, il est une représentation de la valeur intrinsèque. Or en l'état actuel l'argent est surabondant par rapport à la valeur intrinsèque. Il se place donc tantôt dans les sociétés internet, tantôt dans l'immobilier, tantôt dans les matières premières. Les masses d'argent surabondantes se déplacent de façon erratique, et la bulle éclate à chaque fois puisque le prix est détaché de la valeur intrinsèque.

***********Question 2 Comment en est-on arrivé là ?***********
Les banques de second rang ont toutes payé leur argent au même taux auprès des banques centrales. Ce qui fait que les banques qui ont pris plus de risques se sont en réalité fait financer leur risque par les banques plus prudentes.

Comme le risque est collectivisé, les banques peuvent emprunter sans entraves par exemple à 4% pour placer à 14%, sans tenir compte des règles prudentielles, et quels que soient leurs fonds propres.

***********Question 3 Comment faire payer le risque ?********
Comment faire payer le risque pour sortir de ce collectivisme, et restaurer la responsabilité propre aux mécanismes de marché ?

La meilleure mesure du risque global pris par une banque est le rapport entre ses fonds propres et ses encours.

Donc je propose que les banques centrales appliquent aux banques de second rang un taux directeur proportionnel au rapport entre l'encours et les fonds propres.

Chacun paie son risque.

********Question 4 Comment faire quand le risque de faillite bancaire se réalise ?********
La deuxième proposition que je fais, est que la majoration de taux appliquée aux banques à risque alimente un fonds d'indemnisation des clients.

En cas de faillite de la banque, la banque est soit revendue à une banque plus saine, soit mise en faillite avec remboursement des clients par le fonds d'indemnisation.

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....Mais nous sommes loin d'aller vers ces solutions !...
Actuellement, on remarque que la baisse coordonnée des taux sur les banques centrales accélère la baisse des marchés boursiers. C'est normal, car la baisse des taux accentue l'excès de liquidités. Et les analystes patentés s'étonnent !

De plus, les européens réunis le 12 Octobre 2008 à l’Elysée sur la base des idées de Gordon Brown se sont mis en tête de garantir les prêts interbancaires, qui ont un effet multiplicateur de six ou sept sur les surliquidités. C'est encore plus idiot que de baisser les taux.

Les acteurs de l'intérieur du système sont de toute évidence englués dans une incapacité de saisir une vue d'ensemble.

D'ailleurs, essayez d'éteindre un incendie en l'arrosant d'essence. Je vous prédis que vous aurez des difficultés.
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Dès le 11août, je détaillais ces mécanismes : <a href="http://projeteuropeen.blogs...">http://projeteuropeen.blogspot.com/2008/08/matrise-des-crises-montaires.html</a> Certes, ce texte est peu pédagogique, mais au moins tout y est.
Sylvain JUTTEAU
Pour information, j'ai entendu dire que le CAC 40 devrait perdre encore 1/3 de sa valeur d'ici la fin du premier semestre 2009...
  • flo
  • à 03:01, jeudi le 23 octobre 2008 #
Dans le registre d'autre solutions sont possibles, ya ça : Speculand - le blog de la crise http://speculand.com/ ça décape pas mal par moment, surtout la reprise de l'analyse grolandaise de la crise financière qui est excellente
  • aiouto
  • à 18:44, vendredi le 24 octobre 2008 #

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