Swimming Pool, Lost in Translation et César

Trois films que j'ai raté en salles, et dont je guettai la sortie en DVD depuis un certain temps. Trois films différents, mais ayant une trame commune : les rapports inter-générations.

D'abord Swimming Pool de François Ozon. Un film psycho-érotiquo-féministe, épicé d'une sorte de pseudo thriller hitchcockien. Il n'y a pas de doute, François Ozon sait comment mettre en bobine les histoires de femmes. Évidemment le casting aide beaucoup, Ludivine Sagnier est incontestablement une excellente actrice, et Charlotte Rampling est majestueuse (j'ai hâte de la voir dans le prochain film de Bilal).
Dans ses films, Ozon se joue de la sexualité avec un esprit hors normes, la perversion est le moteur des histoires intéressantes à raconter, des situations à développer, et des personnages à analyser. Et ça donne de magnifiques films qu'on déguste sans pudeur.

Lost in Translation, le deuxième long de Sofia Coppola. Déjà que The Virgin Suicides fût une belle réussite, Lost in Translation vient consacrer la talentueuse réalisatrice comme un des espoirs du cinéma américain. Avec beaucoup de sensibilité et de grâce, le film traite la naissance d'une histoire d'amour impossible sur fond de solitudes et d'insomnies malheureuses. En quelque sorte le mal-être rapproche. Une jeune diplomée en philo, magnifiquement interprétée par la très prometteuse Scarlett Johansson (inoubliable dans Ghost World), trouve en un vieil acteur (casting étonnant pour Bill Murray) le salut d'une relation d'amour... Deux personnes que tout sépare, qui dans d'autres circonstances ne se seraient même pas adressés un regard, se retrouvent amoureux parce qu'ils se sont retrouvés seul à Tokyo, qu'ils étaient malheureux, et qu'ils avaient des difficultés à dormir...

Dernier film, Moi César, 10 ans 1/2, 1m39 de Richard Berry. C'est le deuxième essai de Richard Berry derrière la caméra : une comédie sympathique, qui commence très fort (les 20 premières minutes), mais dont le rythme tombe à un niveau très moyen tout de suite après. L'idée de faire un film du point de vue d'un enfant est bonne, mais le scénario méritait d'être plus cohérent, et l'histoire plus ficelée. A signaler une excellente séquence d'ouverture qui se termine par un plan de parapeluies qui s'ouvrent sous la pluie.
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  • vendredi le 13 février 2004 à 02:36

Commentaires

J'ai vu les deux premiers films. C'étaitintéressant :) . Quoique, je me suis un peu perdu vers la fin du film"Swimming Pool" (je ne vais pas exposer le problème pour ceux qui nel'ont pas vu).
Le deuxième film passe agréablement vite sans aucune lourdeur, même si parfois on a l'impression que rien ne ce passe.
  • est-ce-important?
  • à 03:25, vendredi le 13 février 2004 #
j'ai vu les 2 premiers aussi, mais pas lefilm de Berry. Swimming Pool peut passer à première vue pour un filmbanal mais c'est sa fin recherchée qui révèle un bon scénario et unemanière de filmer qui n'est pas anodine (qui fait d'Ozon un artiste àpart).

Lost in Translation, oh, j'ai adoré, cette lenteur, cette lourdesolitude, et cet amour tendre, puéril et si courtois...cet amour quivient réconforter le mal être profond des 2 héros fatigués de mener unevie dénuée de sens. Et puis, on peut dire aussi que le film critiqueironiquement le monde nippon.

Par contre, Virgin suicides, je l'ai trouvé decevant. Ce film estplat, les personnages sont énervants (surtout les parents débiles).
  • imène
  • à 06:28, dimanche le 15 février 2004 #
Charlotte Rampling est divine.
  • aqb
  • à 18:35, lundi le 16 février 2004 #

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