L'affaire Hani Ramadan
"Le directeur du Centre islamique de Genève, Hani Ramadan, a été suspendu d'enseignement par les autorités du canton de Genève, à la suite de la parution d'une tribune dans Le Monde dans laquelle il justifiait la lapidation contre les femmes adultères (Le Monde du 10 septembre). Outre ses activités de militant musulman, M. Ramadan est en effet professeur de français dans l'enseignement secondaire public en Suisse. Le département de l'instruction publique (DIP) de Genève a estimé qu'il avait outrepassé son obligation de réserve et de neutralité en publiant ce point de vue."L'affaire Hani Ramadan a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours. La polémique soulevée porte à reflexion :
- Comment une personne qui justifie la lapidation peut elle continuer à enseigner à des enfants ?
- En même temps, comment la société peut elle juger une homme pour ses idées (aussi controversées et inacceptables soit elles).
Pour ma part, je pense qu'il s'agit là d'un procés d'intention, pourtant je sui loin de défendre les idées de cet homme que je refute catégoriquement. Je crois que tant qu'on ne prouve pas que ces idées peuvent avoir une influence négative sur son travail, et par là même mettre en danger l'éducation des enfants, on ne peut juger Hani Ramadan pour ses idées... Si on démontre que cet homme incite ses étudiants à la violence, ou les endoctrine avec une idéologie quelconque, je ne peux qu'être entièrement pour sa suspension.
Je trouve que ce sont là les mêmes raisons qui ont amené à suspendre des écoles, dans un passé pas si lointain, des enseignants homosexuels...
Communiqué officiel du DIP : Ouverture d'une enquête interne
Le Monde : Hani Ramadan suspendu d'enseignement
Dimanche.ch : Suisse-Islam: l'ère du soupçon